C’est la dernière boucle de la piste cyclable qui longe la rivière, juste avant le petit pont en bois. Au delà, on quitte le vert pour le béton.
Je suis passée là tous les jours depuis la fin de l’hiver, j’ai eu de la chance il n’a pas beaucoup plu. Avec le vélo à assistance électrique c’est top, je respire le printemps qui revient et je ne sens pas du tout les 10 kms qui me séparent du boulot.
Et au bout de la boucle, un régal pour les yeux : les coquelicots ont recouvert le terrain vague, large bande de terre boueuse parsemée de prairie jusqu’alors…

C’est tellement beau, la lumière, tout ce rouge dans le vert. Force et fragilité.

Tellement éphémère, quelques jours à peine.

Comme chaque étape sur mon chemin.